L'Arbre à Patate - Le blog du bla bla bio

#FreeTheBoobies : Mon expérience sans soutien-gorge

Le port du soutien-gorge pourrait donc être incriminé dans l’augmentation des cas de cancer du sein. Le document de Yves M., répertoriant pléthore de chiffres et autres données scientifiques, a trouvé écho un peu partout sur la toile, suffisamment pour que je puisse supposer que l’information vous est parvenue, d’une façon ou d’une autre. Que l’on acquiesce le propos ou pas m’importe peu finalement, chacune est libre de faire comme bon lui semble, moi ce qui m’intéresse, c’est le rôle des fameux ligaments de Cooper, censés regagner en vigueur sitôt le soutien-gorge laissé sur le rebord de la chaise. Le 23 septembre dernier, alors que je vous présentais ici même l’auteur du fameux diaporama intitulé « Le danger du soutien-gorge », je prenais solennellement une décision qui allait bouleverser ma vie de femme : vivre sans soutif pendant trois mois. Bilan.

Beaucoup de choses ont changé ces derniers temps. Je n’ai pas attendu la nouvelle année pour prendre de bonnes résolutions, à commencer par la promesse de me respecter, d’être à l’écoute de mon corps : j’ai arrêté de fumer grâce à l’hypnose, j’ai considérablement réduit ma consommation d’alcool et de café, j’ai aussi repris le sport, à raison d’1h de course une à trois fois par semaine, je me suis mise à cuisiner (et pas seulement le week end) pour m’alimenter de façon saine et équilibrée… Bref je tâche de remplacer mes mauvaises habitudes par d’autres, plus cohérentes avec mes aspirations.

Mon expérience, que j’ai appelée « Free The Boobies », s’inscrit dans cette démarche de mieux-être. Avant de découvrir le travail d’Yves M., je me doutais déjà que le soutien-gorge n’était pas un accessoire qui me veut du bien. Sitôt rentrée chez moi, je m’empressais de le dégrafer et constatais avec embarras les traces qu’il laissait sur ma peau. Faut dire que depuis quelques années, en choisir un dans un magasin me prenait en tout 4 minutes, passage en caisse inclus. J’avisais un modèle, optais pour une taille qui semblait convenir et m’enfuyais aussi vite que j’étais venue. Acheter de la lingerie me renvoyait à mon problème d’acceptation du corps, à toutes ces séances shopping qui finissaient systématiquement par une crise de larmes dans les cabines d’essayage, quand on m’annonçait « désolée Mademoiselle mais nous n’allons pas au-delà du 85E, il faudrait vous rendre dans une enseigne spécialisée ».

Je ne suis ni médecin, ni chercheur, je n’ai d’ailleurs pas la moindre fibre scientifique, mais si vous voulez mon avis, je ne serais pas étonnée qu’il y ait effectivement un lien entre le port du soutien-gorge et le cancer du sein. Notre société est passée maître dans l’art de dicter ce qu’il est bon de faire ou pas, se peut-il qu’elle nous conditionne au point que bon nombre d’entre nous confie adorer la sensation de la peau contre le textile, les dimanches sans soutien-gorge, mais se renfrogne dès que l’on évoque le fait de sortir sans ? Au-delà du confort, carte que j’ai moi-même brandie pour ne pas me lancer, et la peur du téton qui pointe inopinément, le sujet a soulevé tout un tas d’interrogations très intéressantes, dont une qui m’a particulièrement touchée, moi à qui l’on a si souvent fait référence quand il était question de « gros seins » : la poitrine s’affaisse-t-elle davantage lorsqu’elle n’est pas soutenue par des armatures ?

Rappel des faits

En septembre dernier, mètre de couturière en main, je renseignais toutes mes mesures sur le site monsein.fr pour calculer ma formule mammaire. Le diagnostic tombait, avec la violence de l’enclume des dessins animés : j’étais atteinte de « ptôse », ou affaissement de la poitrine. Quatre mois plus tard (oui j’ai pris un mois en rab) passés sans soutien-gorge donc, le diagnostic n’a pas tellement bougé, mais j’ai quand même un ou deux commentaires à faire.

Au fait, je m’étais engagée à vous fournir des clichés, pour illustrer le propos, je pensais que constater l’évolution par vous-même provoquerait le déclic… mais ça n’arrivera pas. Je ne suis pas branchée « selfie » et puis, au bout de 122 petits jours, je trouve les résultats suffisamment encourageants pour qu’il vous prenne l’envie de tenter l’expérience par vous-même.

Si vous décidez de procéder au calcul de votre formule mammaire, je vous conseille vivement de prendre des notes. Les schémas du site vous guident mais pour vous assurer d’obtenir les bonnes mesures, d’un mois sur l’autre par exemple, mieux vaut savoir précisément où placer le mètre pour reproduire les gestes à l’identique.

Je vous disais plus haut que mon diagnostic n’avait pas évolué. Effectivement, les chiffres sont exactement les mêmes, sauf pour le tour de poitrine qui indique 3 cm de plus… Le site décèle toujours une ptôse sauf qu’en prime, on m’annonce que je suis aussi atteinte d’hypertrophie, ou « anomalie de volume, trop important, notamment par rapport à la morphologie de la personne ». Voilà donc les limites du site… Selon le Professeur Jean-Denis Rouillon, que l’on ne présente plus, je suis pourtant « dans la norme » puisque le triangle qui relie les mamelons et remonte jusqu’à la base du cou est quasiment équilatéral : 25 cm – 24 cm – 23 cm. (cf. distance clavicule – mamelons et écart inter-mamelonnaire)

Donc ces chiffres indiquent que mes seins ne sont pas « remontés », à proprement parlé. Cela dit, je ne m’attendais pas à retrouver la poitrine de mes 16 ans en si peu de temps, défiant par la même occasion le temps qui passe et la gravité, et encore moins après 10 ans, au bas mot, de fidélité au soutien-gorge. MAIS, parce qu’il y en a un, et pas des moindres : mes seins ont considérablement changé. Les deux kilos supplémentaires que j’affiche au compteur y sont peut-être pour quelque chose, c’est possible, mais je trouve qu’ils ont gagné en consistance, ils sont nettement plus fermes, plus denses et leur forme s’est arrondie, de façon significative. Avis à toutes celles qui portent un soutien-gorge pour valoriser leur petite poitrine…

Gérer Vivre au quotidien

Quand on décide de se passer de soutien-gorge, la peur universelle du sein qui arrive au genou est irrémédiablement remplacée par celle du téton qui pointe à la vue de tous… Les premiers jours, j’appréhendais un peu le regard des gens. Je sortais en t-shirt (je vous rappelle qu’il faisait beau en septembre) mais je tâchais d’avoir toujours un foulard, histoire de camoufler un peu. Oui parce qu’au début, j’étais au garde-à-vous en permanence, ou presque. La sensation du tissu à même la peau, le sein qui vit sa vie sous le t-shirt, mine de rien, il faut s’y habituer. Et puis ça passe…

J’ai constaté des changements assez rapidement, dont un absolument capital : libérée du soutien-gorge, je ne transpire plus à grosses gouttes. Moi, la traumatisée de l’auréole, la fanatique du déo, la détraquée de l’aisselle qui suinte, je ne finis plus en nage pour un oui ou pour un non. Je n’en reviens toujours pas… Je me tiens beaucoup plus droite aussi, mais j’ai souvenir de vous l’avoir déjà dit.

Voilà. Tout ça pour vous dire que je me sens bien. Mon 85D (90D-E ?!) n’est plus un fardeau, il ne me fait plus honte. Sans pour autant le mettre sous le nez du tout-venant, je ne cherche plus à le dissimuler sous des couches de fringues. Avouez que c’est quand même étrange de se sentir enfin « femme », à l’aise dans son corps, une fois soulagée de la contrainte du soutien-gorge… Au fait, j’ai commencé à courir sans rien ! J’en ai eu assez de trouver les coutures de ma brassière imprimées sur la peau en rentrant de mon footing, alors maintenant, j’enfile juste un débardeur moulant, et roule ma poule ! Ça ballotte un peu au début, et puis on finit par s’y habituer. Quoi qu’il en soit, ça n’a jamais occasionné la moindre douleur.

Quelques conseils pour commencer

Dernièrement, j’ai appris qu’il était ultra tendance de se balader les tétons fièrement dressés, et qu’il existait même des soutien-gorges intégrant déjà le phénomène (voyez plutôt), alors inutile de vous encombrer d’une trouille qui n’a pas lieu d’être… Si vraiment le regard des autres pèse sur vous, mettez un débardeur en guise de sous-vêtement. C’est ce que j’ai commencé par faire, et puis je me suis aperçue que le vêtement m’évitait aussi d’offrir mes deux merveilles à la face du monde quand je me penche… Pas inutile donc !

Ensuite, il est important de prendre soin de votre poitrine ! Pratiquez l’auto-massage pour favoriser le drainage lymphatique (c’est à ce moment précis que votre homme risque de se sentir très impliqué dans votre expérience, je vous préviens) et n’hésitez pas à vous tartiner pour hydrater votre peau. Moi j’utilise de l’huile de noyau d’abricot mais je suis presque sûre que vous trouverez tout ce qu’il faut sur vos étagères.

J’arrête là mais croyez bien que je pourrais continuer de m’étaler, sur des pages et des pages, pour vous livrer ma vision des choses au sujet de ces normes que l’on nous impose sans raison, parfois au détriment de notre santé, vous dire que j’ai compris à quel point il est fondamental de respecter son corps… Je n’en ferais rien, je finirais juste par ces quelques mots : votre corps vous appartient, ne l’oubliez pas.

Alors, qu’en pensez-vous ? Vous tentez l’expérience ? Quoi qu’il en soit, on refait un point dans six mois !

Test du Crowdfunding Immobilier : Retour d'expérience

J'ai décidé d'investir en immobilier, après avoir bien réfléchi ces derniers mois. Cependant je n'avais pas le capital ni la possibilité d'emprunter une somme d'argent suffisante à ma banque. Après des recherches sur internet, j'ai découvert l'existence de différentes plateformes de financement participatif immobilier.
J'ai finalement porté mon choix d'investissement sur un plateforme de crowdfunding certifiée par l'AMF, cela me rassurait sur la solidité de l'entreprise et réduisait considérablement les risques de perdre la totalité de mon investissement.
La rentabilité attendue est intéressante sur le papier et nous verront si cela est respecté pour les 1000€ que j'ai décidé d'investir chez Find and Fund.